Napoléon organise une cour impériale digne des fastes de l'Ancien Régime. Il crée une noblesse d'Empire pour récompenser ses glorieux généraux, maillons essentiels et fidèles de ses victoires qui ont pu contribuer à l'agrandissement du territoire français et à la pacification de l'Europe. Il fonde des royaumes en Europe, états satellites adossés à l'Empire, à la tête desquels il place des membres de sa famille pour promouvoir le nom des Bonaparte dans toute l'Europe, et plus particulièrement ses frères et soeurs qui sont devenus grâce à l'influence de Napoléon, princes ou princesses; Joseph, roi de Naples puis d'Espagne (responsabilité trop importante à assumer et fardeau trop lourd à porter, mais Napoléon ne peut être partout); Maria Anna, grande-duchesse de Toscane; Louis, roi de Hollande; Marie Paulette, duchesse de Guastalla; Marie Annonciade, reine de Naples; Jérôme roi de Westphalie. Et il place même des membres de la famille de Joséphine sur les trônes d'Europe, il désigne son beau-fils, Eugène de Beauharnais, comme son héritier en le nommant vice-roi de la défunte République Italienne, dont il se proclame lui même roi. Devant la stérilité et les infidélités de Joséphine, napoléon divorce, en avril 1810, il épouse la fille de l'empereur d'Autriche, Marie-Louise. En s'alliant aux Habsbourg, il espère légitimer sa dynastie et particulièrement son fils, François Charles Joseph, le jeune roi de Rome qui naquit en 1811. Malgré les dérives de grandeur limitées de l'Empire romain, Napoléon 1er réussit par cette habile politique, à faire disparaître toute opposition intérieure.